Eoliennes

Depuis notre dernière visite en Galice (région nord-ouest de l’Espagne), il y a une espèce qui a particulièrement bien poussé, ce sont les éoliennes.

Sur la plupart des hauteurs largement ventilées qui dominent la mer, on voit des grands troncs blancs surmontés de 3 branches tournant au gré des vents .


Nous nous sommes promenés en vélo au milieu de cette nouvelle végétation qui semble bien profiter parmi les landes d’ajoncs et de cailloux. De loin, on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Marilau pensait qu’elles étaient assez hautes pour que personne ne puisse être blessé par le bout des pales. Quand on est au pied, elles sont gigantesques, le bas des pales est à 7 ou 8 mètres de haut et c’est par l’intérieur de la colonne que les agents d’entretien accèdent à la génératrice.







Chacune a une capacité de production de 300 kVA et le parc qu’on a traversé en comportait 64. Faites le calcul, ça représente un paquet d’énergie. Sachant que depuis le cap Ortegal où nous avons atterri, jusqu’au cap Finisterre où nous sommes maintenant, il y avait toujours un groupe ou plusieurs dans notre champ de vision, la région doit pouvoir exporter des kilowatts sans difficulté


Nous ne trouvons pas que le paysage souffre de la présence de ces matériels. La nuisance sonore est très faible et elles sont implantées dans des zones pratiquement désertiques, sauf près du petit village de Roncundo qui semble hors du temps, perdu au bout d’un cap. Il se retrouve brutalement dans un environnement résolument moderne.

La choix des moyens de production d’électricité est un sujet polémique en France, mais pour des régions comme la Galice généreusement dotée en vents puissants, l’éolienne semble un excellent compromis.